mardi 27 juillet 2010

The Misfits d'Arthur Miller

Les misfits nous plonge dans un univers sordide où les protagonistes semblent happés par leur destin, seuls, perdus et en quête de sens.

L’histoire se déroule dans les années 50 au Nevada. Roslyn, divorcée et désabusée, part vivre avec un groupe de désaxés formé par Guido, un mécanicien au passé douloureux, Gay et Perce, deux cow-boys usés par la vie.
Roslyn se sent d’abord légère, libérée de toute contrainte, amoureuse, jusqu’à ce qu’elle se heurte violemment à une réalité brutale et cruelle qui la dépasse et qui remet en cause ses idéaux et convictions les plus intimes.

Ce récit est étrange, déroutant. Il nous emporte dans un Nevada sauvage et inquiétant où les personnages tristes, seuls, hantés par le temps qui passe et leurs rêves incertains, tentent de rendre un sens à leur vie misérable.
L’atmosphère est lourde, dramatique, presque morbide.
Étrangement, Marilyn Monroe qui interprète le personnage de Roslyn décède un an après la sortie du film et Clark Gable, Gay, disparaît quelques jours après le tournage, emporté par une crise cardiaque.

Jusqu’aux dernières pages, on s’interroge sur les motivations des personnages, leur passé trouble, leur désirs. Et finalement s’ils paraissent difficiles à cerner, ils ne sont pas bien différents de chacun de nous. Il suffit alors de faire preuve d’un peu d’empathie pour qu’ils se dévoilent, se révèlent soudain.
Ces personnages brisés offrent une vision désenchantée de la vie mais aussi pleine de force et de caractère.

Debout, raidie, elle lève les yeux vers la lune indifférente et une tristesse immense l'étreint, le sentiment d'être perdue, irrémédiablement vouée à la solitude.
Et elle reste longtemps là, offerte aux nuages effrayants qui courent on ne sait où, masquant les étoiles.


3 commentaires:

Popila a dit…

J'ai repéré ce livre en librairie, mais j'ai hésité à l'acheter.

J'ai vu les Misfits il y a fort longtemps, et j'ai vraiment été déconcertée par ce film très étrange...

Je ne suis pas sûre d'aimer la façon dont Arthur Miller a dépeint Marilyn ; je crois qu'il y a quelque chose de profondément cruel et désenchanté dans ce scénario.

Est-ce que tu as vu le film de John Huston, ou pas ?

Lou a dit…

Je ne connaissais pas du tout mais je note. Je n'ai lu que "The crucible" du même auteur.

Jo a dit…

@ Popila : Je n'ai pas encore vu le film de Huston mais ça ne saurait tarder! C'est vrai qu'il y a quelque chose de désenchanté dans ce scénario mais il y a aussi, malgré tout, quelques notes d'espoir incarnées par le personnage de Marilyn.

@ Lou : Il faudra que je le lise, il m'a également fait de l'oeil en librairie!