jeudi 22 juillet 2010

La plus belle histoire du monde, Rudyard Kipling


De Kipling, je ne connaissais que Le livre de la jungle et Les histoires comme ça.
J'ai découvert une facette de cet auteur qui m'était jusque là inconnue.
Kipling est un magicien, cela va sans dire.

Dans La plus belle histoire du monde, nous faisons la connaissance d’un jeune homme qui aspire à devenir écrivain alors qu’il est évident, dès les premières pages, qu’il n’a aucun talent. Il faisait rimer « amour » et « toujours », « lune » et « fortune », pieusement convaincu qu’on ne les avait jamais fait rimer ensemble auparavant. Le narrateur, à qui il demande conseil, est toutefois troublé par la précision avec laquelle le jeune homme raconte ses histoires, que ce soit celle d’un galérien grecque ou celle d’un viking en route pour l’Amérique.
Le lecteur est alors plongé dans un univers presque surnaturel qui pose la question de l’origine si mystérieuse de la création.
L'atmosphère du roman qui s’ouvre sur une salle de billard m’a donné le sentiment de plonger dans une vieille photographie, jaunie par le temps. Emporté par le talent de l’auteur, on s’interroge non seulement sur les fondements de l'inspiration mais également sur les méandres de la mémoire humaine.

Je comprenais désormais pourquoi les Seigneurs de la Vie et de la Mort refermaient si soigneusement les portes derrière nous. C’était afin de nous empêcher de nous rappeler nos premières amours.


Par les ondes raconte l’histoire d’un homme, le narrateur, qui assiste à une expérience alors nouvelle, l’émission d’ondes hertzienne et la diffusion d’un message en morse.
L’apothicaire chez qui se déroule cette étrange expérience va mystérieusement réécrire La vigile de la Sainte-Agnès, un poème de Keats. Comme envoûté, il tire son inspiration des couleurs et objets qui l’entourent. 
L'esprit torturé de l'un des plus grands poètes anglais se mêle avec grâce, aux nombreuses réflexions sur la création suscitées par cette nouvelle.


2 commentaires:

Stéphane Labbe a dit…

J'aime aussi beaucoup Kipling, bien que ne connaissant pas ce texte - essayez La Lumière qui s'éteint, l'un de ses plus beaux romans. Et les Misfits?

Jo a dit…

Je prends note, merci du conseil!
Pour les Misfits, j'essaie d'en parler prochainement! J'ai aimé en tout cas.