lundi 19 décembre 2011

La mélodie du bonheur au théâtre du Châtelet


Le succès fut tel en 2009 que la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II revient cette année au théâtre du Châtelet!

L'histoire est celle de Maria Rainer qui se prépare à devenir religieuse dans l'abbaye de Salzbourg. 
Toutefois, Maria ne semble pas faite pour la vie monastique. La mère Supérieure décide de l'envoyer chez le capitaine Von Trapp en tant que gouvernante de ses sept enfants.
Maria parviendra à se faire aimer de la famille malgré ses idées sur l'éducation totalement opposées à celles du capitaine, rigide et austère depuis la mort de sa femme.
L'histoire se déroule quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, au moment de l’annexion de l'Autriche par l'Allemagne. La famille Von Trapp se verra alors contrainte de fuir son pays, refusant de se soumettre aux nazis...


J'ai passé un moment magique à redécouvrir l'histoire qui m'avait tellement touchée dans le film de Robert Wise ainsi que les chansons plus entrainantes les unes que les autres.
J'ai d'ailleurs eu la surprise d'en découvrir deux : How Can Love Survive ? et No way to Stop It chantées par la baronne Schraeder et l'oncle Max. De plus, saviez-vous que les chansons I have confidence et Something good ont été écrites spécialement pour le film?


Sans s'opposer, les partis pris sont assez différents et l'aspect politique m'a paru plus présent dans la comédie musicale que dans le film.
La présence des soldats nazis dans l'orchestre est d'ailleurs un moment très fort et angoissant...


Les décors sont sublimes et révèlent à eux seuls l'un des points forts de la comédie musicale à savoir l'omniprésence de la nature et de la puissante montagne autrichienne, symbole de liberté.
La fin est transcendée par toutes ces edelweiss, allégories de la résistance en Autriche et clins d'oeil à la chanson du même nom, porteuse d'espoir.


D'ailleurs, le metteur en scène Emilio Sagi dira à ce propos : 
Le point de départ est que je souhaite donner à l’œuvre une cohérence comparable à celle d’un opéra et notamment du point de vue de l’architecture. Je veux mettre au premier plan l’idée de paysage, la force de la montagne autrichienne. D’où le décor : une maison au cœur des montagnes dont le sol est la montagne elle-même. Les références à la nature sont omniprésentes.


La Maria de la comédie musicale est un peu différente de celle du film, plus espiègle, intrépide et finalement plus proche de ce qu'en disent les nonnes au début du spectacle : c'est un diablotin, un clown, un ange.

La mélodie du bonheur est une œuvre positive et émouvante et je dois bien avouer avoir eu, à plusieurs reprises, les larmes aux yeux.

Je vous la conseille vivement! Vous avez encore un peu de temps, elle se termine le 1er janvier!


Et n'hésitez pas à vous procurer le programme qui vous en dira plus sur le spectacle, ses auteurs et même sur la véritable famille Von Trapp!
Saviez-vous que Georg Von Trapp n'était pas cet être sévère et lugubre présenté par la comédie musicale? Au contraire, il aimait la musique et se montrait tendre et chaleureux avec ses enfants.
La famille Von Trapp fut affectée par cette présentation de leur père et par la simplification de leur mode de vie. L'une des filles Von Trapp dira d'ailleurs, dans un entretien au New York Times :
Ce tableau ne nous ressemble guère, nous étions vraiment animés par un art de vivre, une culture, toutes ces merveilleuses choses dont on se moque parfois. Nous avions une sensibilité très écologique, très artistique aussi. Le film simplifie tout. Mais vous savez, la réalité est souvent moins glamour que le mythe.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

impressionnant les soldats nazis dans la fosse !!!
vb

Jo a dit…

Oh oui! A faire frissonner...