mercredi 22 juin 2011

Laura Willowes de Sylvia Townsend Warner


Laura Willowes de Sylvia Townsend Warner est un roman déroutant qui débute un peu comme un Jane Austen pour se transformer, au fil des pages, en une histoire presque fantastique.
Laura, célibataire, doit quitter sa campagne natale suite au décès de son père pour aller vivre chez son frère londonien.

Laura, qui avait un peu l'impression d'être un morceau du patrimoine que l'on aurait oublié dans le testament, était toute prête à admettre que l'on disposât d'elle au mieux des besoins de la famille.

La tranquille et docile Laura, surnommée affectueusement tante Lolly, se perd peu à peu dans ce rôle étriqué et si éloigné de ses idéaux fantasques et excentriques.
Lassée de cette vie morne et monotone, Laura se libère soudain et décide, contre l'avis général de toute sa famille, de vivre seule à Great Mop, dans la région des Chilterns.
Quelque chose en elle m'a fait penser à Beatrix Potter et à Hill Top dans le Lake District. C'est sans doute cette nature sauvage, mystérieuse et libératrice...
Une nouvelle vie commence alors pour Laura qui peut enfin laisser libre cours à son imagination et à ses croyances. Elle prend alors, sous nos yeux, un nouveau visage, découvrant les nuits du Sabbat, s'enfonçant dans un autre monde que je ne peux décrire sans vous dévoiler un élément  fondateur du roman...

Lisez-le et laissez-vous bercer par une nature redoutable, en suivant les pas incertains de Laura Willowes.

(disponible aux éditions Joelle Losfeld)

(photographie de Sylvia Townsend Warner)

4 commentaires:

Milly a dit…

Je crois que j'aimerais beaucoup ce roman. Je note!

Jo a dit…

Il devrait beaucoup te plaire en effet!
L'atmosphère est très étrange, c'est un roman fascinant!
A bientôt Milly! ;)

Milly a dit…

Chère Jo! Je ronronne :) J'en suis à la page 104. L'instant même où 'le véhicule s'arrêta devant la porte de sa nouvelle demeure, elle s'attarda un instant à regarder la rue du village, mais le parapluie sous lequel Mrs. Leak s'empressait de la conduire jusqu'au porche, en vint intercepter la vue. ...

J'aime tellement ces instants que je ralenti ma lecture et c'était plus fort que moi, je devais venir te rafraîchir la mémoire, tu sais quand le livre commence à s'estomper...

Bonne journée à toi! :)

Jo a dit…

Je suis ravie que tu apprécies ce roman. J'en garde un tel souvenir! Merci à toi de me le rappeler. :) J'en lirais bien quelques pages ce soir...